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Dans des pays où la population a accès difficilement à des services primaires, certaines startups apportent une aide conséquente en se substituant parfois aux Etats qui ne peuvent assurer les besoins des habitants. Zoom sur 3 startups engagées sur LMP ! 


Thea, un médecin au bout du fil

L’application Thea (That Health Again) a vu le jour grâce à Éloi Hermann Monkam, un médecin camerounais de 29 ans. Créée en 2015 alors qu’il est sur le point d’être diplômé, Thea met en relation la population africaine avec des professionnels du milieu médical.  

Grâce à sa gratuité, l’application compte aujourd’hui plus de 19 000 utilisateurs. Ces derniers qui n’avaient pas accès aux soins pour des raisons financières sont désormais conseillés par plus de 20 médecins et pharmaciens bénévoles disponibles tous les jours.

Présent aujourd’hui au Cameroun, au Togo, au Tchad et au Maroc, Éloi souhaiterait rendre son application, récompensée lors du concours Startup of the year Africa en 2018, disponible dans d’autres pays et étoffer son équipe.

Ne bénéficiant d’aucune aide de la part des Etats et l’application mobile reposant sur un modèle freemium, l’avenir de Thea reste cependant incertain.  

Qelasy,  l’éducation accessible

C’est un ingénieur ivoirien du nom de Thierry N’Doufou, qui a conçu en 2014 la première tablette éducative d’Afrique de l’Ouest intitulée Qelasy.

Les écoliers n’ont désormais plus besoin des livres qui surchargeaient autrefois leurs sacs ! Tous sont numérisés et accompagnés des cours du programme national. Les élèves peuvent alors étudier partout et surtout quand ils le souhaitent. La qualité de l’enseignement est ainsi garantie et les écoliers peuvent facilement réviser et comprendre les notions vues en classe grâce à des vidéos et des exercices.

C’est également une manière d’impliquer les parents. Ils peuvent en effet consulter les notes de leurs enfants via la tablette et échanger avec les enseignants. N’ayant pour la plupart pas les moyens d’équiper leurs enfants, des subventions ont été mises en place par la Côte d’Ivoire qui avait déjà pour objectif d’introduire le numérique à l’école.

Présente dans une centaine d’écoles et de lycées du pays, Qeleasy est également présent sur le marché sénégalais, nigérien et marocain.

Et Thierry N’Doufou ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il projette de de créer une nouvelle tablette destinée à l’agriculture. De beaux projets en perspective !

Fappel Guinée, l’eau pour tous

Aguibou Barry a mis au point une pompe à piston alternative en 2004 à son retour du Sénégal où il était parti en voyage dans le but de trouver une solution aux pompes à pédale.

L’ingénieur guinéen crée alors sa startup avec pour objectif de favoriser l’accès à l’eau potable et éradiquer la pauvreté. Les décès étant courants dans son pays à cause du manque d’eau saine à proximité des villages reculés, Aguibou Barry a conçu une pompe permettant de recueillir l’eau des puits, des rivières, des marigots et des forages.

Son innovation n’est donc pas seulement destinée aux particuliers, elle peut être aussi utilisée dans le domaine agricole.  Un projet qui lui tenait à cœur, lui aussi ayant été touché par ce problème plus jeune.

Fappel compte maintenant une vingtaine de salariés qui permettent à l’entreprise d’être en constante évolution sur un plan national et international. Et les clients ne manquent pas : hôpitaux, écoles, ONG, entreprises…

C’est pour toutes ces raisons que l’entreprise a remporté le prix “coup de cœur du jury” du concours Startup of the year Africa 2017. Et l’aventure ne va pas s’arrêter là pour Aguibou qui projette d’ouvrir une chaine industrielle de production de pompes à grande échelle dans son pays natal, la Guinée.

Eva R.

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